Tout commence dans le village de Saint-Antoine-de-Pontbriand, près de Thetford Mines. M. Joseph Houle, fromager et magasinier général du village, vendait les cercueils et répondait aux besoins des familles du village. Il faisait la toilette du défunt et exposait la dépouille dans la maison privée du défunt. Après une veillée de trois jours et trois nuits à la maison, où la famille accueillait et nourrissait tout le village, il se rendait à l’église pour les funérailles, puis au cimetière pour l’inhumation.
Après le décès subit de M. Joseph Houle en 1931, M. Yves Houle, son fils, alors âgé de 15 ans, prend en charge le magasin général avec sa famille. C’est en 1938 que Yves, 22 ans, s’aventure à Montréal pour apprendre les techniques de l’embaumement. À l’époque, il n’existait pas de cours professionnels. Il suivit alors un embaumeur itinérant, M. Eugène Théorêt, qui répondait aux demandes des directeurs de funérailles montréalais.
Fort d’une expérience de plusieurs mois, Yves revient à Saint-Antoine-de-Pontbriand et offre ses services aux villages voisins. Manifestement intéressé par ce travail, il se met à la recherche d’une entreprise funéraire. Un vendeur de cercueils lui parle de Ville Saint-Joseph, près de Drummondville, où il pourrait faire l’acquisition d’une telle entreprise.